Un programme d'assurances de PME se construit rarement d'un seul coup : il s'empile, contrat après contrat, au fil des années et des interlocuteurs. Voici les cinq angles morts que nous retrouvons le plus souvent lors d'un audit.
1. Le capital humain
Le Risk Management s'attache aux actifs de l'entreprise — ce qu'elle possède pour sa pérennité, ses moyens, ses biens — mais aussi, et peut-être avant tout, à son capital humain. L'indisponibilité durable d'une personne clé est souvent le risque le plus lourd et le moins couvert.
2. Les valeurs assurées devenues obsolètes
Un plafond fixé il y a huit ans ne couvre plus la même chose aujourd'hui. Stock, machines, aménagements locatifs, informatique : la sous-assurance ne se découvre généralement qu'au moment de l'indemnisation, quand la règle proportionnelle s'applique.
3. La perte d'exploitation
Reconstruire un atelier est une chose ; survivre aux mois sans chiffre d'affaires en est une autre. La question à se poser n'est pas « combien vaut mon bâtiment ? » mais « combien de temps mon entreprise tient-elle sans produire ? ».
4. Les responsabilités croisées
Sous-traitants, intérimaires, prestataires sur site, produits livrés à l'étranger : chaque schéma contractuel déplace la responsabilité. Les exclusions de la R.C. exploitation et de la R.C. produits méritent d'être relues à la lumière de ce que vous faites réellement aujourd'hui.
5. Le risque juridique et réglementaire
Un litige avec un client, un fournisseur, un bailleur ou un ancien collaborateur mobilise du temps de direction et de la trésorerie bien avant d'arriver devant un juge. Une protection juridique correctement étendue est l'une des couvertures au meilleur rapport coût / tranquillité.
Ce que change une mission de Risk Management
La démarche est toujours la même : identifier et analyser les risques, déterminer les stratégies pour les garder sous contrôle — du transfert (l'assurance) à l'évitement (la prévention), en passant par la réduction des effets néfastes et l'acceptation assumée de certaines conséquences — puis établir un plan de révision du programme d'assurances, en collaboration avec le courtier en place.
Ce plan de révision aboutit très généralement à une réduction substantielle du budget d'assurances : on cesse de payer deux fois pour un même risque, et on paie enfin pour ceux qui comptent.
Envie de savoir où en est votre programme ? Découvrez la mission Risk Management ou demandez un premier échange.